Fédération Régionale des Radios Associatives
Non Commerciales de Charentes-Poitou

La Fédération des Radios Associatives de Poitou-Charentes regroupe 19 radios qui couvrent essentiellement l’ensemble des quatre départements de Charente, Charente-Maritime, Deux-Sèvres, et Vienne.

La plupart de ces radios pourront cette année célébrer les trente ans d’existence de la FM ouverte en 1981 par la volonté du Président de la République François Mitterrand.

Radios surtout locales, elles ont une mission de communication sociale de proximité (loi du 1er août 2000) gérées en partie en liaison avec l’Etat. Les radios associatives (609 à ce jour sur le territoire et les DOM-TOM) sont soutenues par l’ensemble des tutelles et du pouvoir exécutif et législatif qui leur votent tous les ans des financements équivalant à environ 50% de leurs budgets. Ces financements proviennent de l’Etat, de la Région Poitou-Charentes, de collectivités territoriales comme les départements, les pays, les communautés d’agglomération ou de communes. Cette particularité leur vaut, en dépit de difficultés de création et de maintien d’emplois, et de budgets assez faibles, une pérennité d’intérêt général reconnue par leur public.

Si elles n’ont pas d’auditoires de l’importance des radios commerciales ou des réseaux, étant souvent en milieu rural, les dix-neuf radios de Poitou-Charentes fidélisent un auditoire jour d’environ 50 000 auditeurs, et hebdomadaire global de plus de 300 000 auditeurs.


Ne concurrençant pas les radios commerciales, elles ont cependant accès (loi de 1986 sur l’audiovisuel) à la diffusion de messages publicitaires pour 20% de leur budget.

Elles diffusent par ailleurs des messages d’intérêt général, rémunérés ou non.

Ce site vous permettra  de découvrir ou de confirmer votre fidélité à la radio de votre environnement.

Au fait des techniques modernes, au même niveau que le service public ou les autres radios, elles sont lourdement investies dans les méthodes relationnelles les plus récentes, et suivent l’évolution du numérique sous tous ses aspects,  sites internet, réseaux sociaux, écoute directe sur internet (streaming), et bientôt accès sur les mobiles avant le délicat et coûteux mais éventuel passage à la radio numérique. Vous pourrez découvrir, au gré de votre curiosité, les studios et les liens pour contacter ou écouter ces radios.

Bonne visite…

Le Président de la FRANC-CP

Claude Palmer

 

ACTUALITES

Actualités

Février 2012

Radio numérique, un peu de patience...

Poste de radio numérique

La bataille de la radio numérique reste rude. Les grands groupes de médias (Bouygues, Lagardère, Bolloré) empêchent tout passage à la radio numérique, après avoir obtenu un moratoire de dix-huit mois pour sa mise en oeuvre.

Dans le même temps, les fabricants de postes couplés FM et numérique mettent en place depuis un an dans les grandes surfaces, des postes bon marché d'excellente qualité à des prix très bas (de l'ordre de quelques dizaines d'euros), et les groupes automobiles français commencent à les implanter en option sur leurs nouveaux modèles.

Là encore la France est très en retard.

L'Europe (Allemagne, Suisse, Grande-Bretagne, Belgique) ou mondiaux (Taïwan, Hong-Kong, Chine, Australie etc) sont déjà opérationnels, et les voitures étrangères comme Mercedes ou Volvo équipent leurs nouvelles voitures en numérique.

La question des normes est aussi responsable en France du retard, les opérateurs ne désirant pas utiliser le T-DMB choisi sur l'incitation "d'experts", préférant pour plusieurs expérimentations en cours le DAB+, une norme parmi d'autres plus adaptée à la radiophonie.

Le gouvernement s'apprête enfin à publier un décret autorisant cette norme, alors que le GRAM à Nantes et St-Nazaire, VDL à Lyon, et TDF à Lyon et Paris sont déjà en expérimentations publiques depuis plus d'un an, avec des bouquets d'une quinzaine de radios comme partout en Europe.

L'affaire n'est pas anodine. les grands réseaux nationaux prétextant une implantation chère pour tout le territoire, obligeant à assurer une double diffusion en analogique et en numérique pendant une durée indéterminée.

En réalité, la situation est politiquement  et économiquement beaucoup plus dangereuse.

Alors que les organismes internationaux comme l'AER, la Commission Européenne et l'Association Mondiale des radios Communautaires revendiquent le maintien de la libre expression gratuite en radio, les grands groupes font pression pour que la radio passe par les canaux satellitaires, internet, des tablettes graphiques et les smartphones. Pour cela ,le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel vient d'accorder une bande de fréquences (la bande L dégagée par Canal Plus), notamment à une filiale du groupe Lagardère qui mettra en œuvre des radios de format musical payant.

Comme TDF réticent mais possesseur des meilleurs sites en France commence à s'intéresser au numérique (ce que sa filiale fait déjà pour NRJ en Allemagne), on peut supposer que le démarrage progressif va se faire dans de bonnes conditions.

Un projet existe et est en cours d'étude pour Poitou-Charentes. S'il aboutit il permettra de recevoir de nombreuses radios sur toute la région et plus particulièrement dans les zones rurales, actuellement mal desservies.


Février 2012

Radios et Vie associative

Le statut des radios associatives locales permet au monde de l’économie sociale et solidaire de trouver un média de communication pratiquement inexistant dans les radios commerciales. Les associations de toutes sortes peuvent parfois participer à leur activité comme partie prenante ou diffuser leurs informations pour les autres.
Cette particularité et l’absence de reconnaissance par les autres médias audiovisuels ont d’ailleurs contraint le Premier Ministre à faire mener une étude pour que tous les médias audiovisuels consacrent une part de leurs programmes au milieu associatif.

Cette commission a enfin abouti, et dorénavant tous les médias audiovisuels sont obligés de faire une place significative au monde associatif sur leurs antennes.

De plus les pratiques discriminatoires d'exclusivité menées par Radio France, devront cesser et laisser la place à de meilleures relations avec les autres médias dans les régions. Une Charte de bonne conduite est en cours de négociations sous le contrôle du CSA.


2011

Les trente ans de la FM

Les radios issues de la libéralisation des ondes de 1981 célèbreraient leur trente ans d’existence pour beaucoup d’entre elles en région Poitou-Charentes. Promises par les augures à une disparition rapide liée au développement exponentiel des radios commerciales, ces radios locales poursuivent leur pénétration et se maintiennent en grand nombre, à raison de 609 associatives sur le territoire et les DOM-TOM, dont 19 en Poitou-Charentes.
Leur maintien est dû à leur implantation, leur reconnaissance, et les efforts de salariés et bénévoles. Elles sont proches de leur public local, avec leur format spécifique, et des nombreuses conventions passées avec les institutions nationales ou locales, leur assurant une part importante de leur financement.